
Être recruté dans l’Enseignement catholique : avoir un emploi garanti !
Première condition, avoir l’accord collégial
Toute personne désirant faire carrière comme professeur dans l’enseignement catholique doit obtenir au préalable un pré-accord, qui a valeur sur tout le territoire national. Outre la proposition de lieux de stages et de suppléances, il permet aux lauréats de concours, la nomination sur un emploi de stagiaire puis, après validation de leur concours, leur nomination sur un emploi vacant. L’accord collégial est délivré par la Commission d'accueil de l'accord collégial (CAAC).
Appelé avant le concours "accord" ou "pré-accord" et parfois "agrément", "pré-agrément", c'est une attestation qui a valeur d'engagement. La procédure de délivrance de préaccord collégial consiste en un entretien individuel destiné à évaluer :
- un engagement du candidat à participer aux actions de formation proposées par l'Enseignement catholique,
- les aptitudes du candidat à enseigner dans un établissement catholique d'enseignement,
- l'adéquation entre le projet personnel du candidat et le projet de l'Enseignement catholique.
C’est une démarche obligatoire à anticiper pour obtenir un poste et poursuivre sa formation.
Les candidats sont invités à prendre le plus tôt possible contact avec les instances de l’Enseignement catholique pour se faire connaître et s’informer sur les procédures et les échéances en vigueur.
S’adresser à la DDEC du département dans lequel le candidat souhaite enseigner.
Deuxième condition, réussir le concours
En premier degré, le concours de recrutement est académique. Tout lauréat du concours est donc censé pouvoir être nommé dans tout établissement de l’académie d’inscription au concours.
Cependant, afin de faciliter, au maximum, une nomination correspondant aux souhaits des lauréats, leurs vœux de nomination sont recueillis en leur demandant de classer, dans l’ordre de leur choix, les départements de l’académie d’inscription au concours.
Les commissions de l’emploi font le maximum pour respecter ces vœux. Cependant, en fonction des emplois disponibles, certains lauréats du concours peuvent se voir proposer un premier emploi dans un département correspondant à leur second ou troisième choix.
Très rarement, une proposition d’emploi dans une académie voisine peut être faite.
L’année stagiaire : une année de professionnalisation après la réussite au concours
Après la réussite au concours, le lauréat exerce en tant que professeur stagiaire pendant un an. Il est donc rémunéré. Il poursuit sa formation initiale, on parle de formation initiale continuée. Autrement dit, la formation initiale des enseignants s’inscrit désormais dans un continuum de formation de trois années : du début de l’année de M1 à la titularisation définitive du lauréat après l'année de professionnalisation en qualité de stagiaire.
Cette année de professeur stagiaire est donc, à la fois :
• La troisième année de formation initiale de l’enseignant,
• La première année d’exercice professionnel,
• L’introduction au parcours de formation continuée de l’enseignant.
Durant cette première année d’exercice la formation est entièrement conçue et réalisée par l’Enseignement Catholique. Elle est confiée aux ISFEC (Instituts Supérieurs de Formation de l’Enseignement Catholique).
La validation
Elle s’effectue en fin d’année stagiaire et permet, en cas de réussite, d’être nommé, à la rentrée suivante, comme professeur contractuel à titre définitif.
Lorsque l’évaluation de l’année de stage n’est pas totalement satisfaisante, le jury de validation peut prolonger sa durée de stage sur l’année scolaire suivante.
